Rencontres • Conférences

Les Rencontres à l’œuvre

4 févr.
18 mars
15 avr.

Cycle de conférences Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne

En écho aux spectacles Kyoto Forever 2 et Les Cartographies de Frédéric Ferrer, trois soirées-conférences sont prévues au Monfort les lundi 14 février, 18 mars et 15 avril 2019.

Articulées autour de la notion d’anthropocène, qui traverse les œuvres de Frédéric Ferrer, ces conférences lient arts, recherche et questions de société.

L’anthropocène, ou ère de l’homme, désigne une nouvelle ère géologique qui aurait débuté à la fin du XVIIIe siècle, époque où les activités humaines ont commencé à avoir un impact global significatif sur l'écosystème terrestre.

Qu’est-ce que vivre à l’ère de l’anthropocène ? Quelle est la place d’une démarche affirmative et du maintien de la vitalité dans un monde en ruine ? Les Rencontres à l’œuvre se proposent de découvrir comment les acteurs de la culture prennent en compte l’urgence climatique et la crise économique et sociale dans leur travail, au quotidien.

Les Rencontres à l’œuvre ont été créées sous l’impulsion de Marco Renzo dell Omodarme, maître de conférences en philosophie de la culture et directeur adjoint de l’École des Arts de la Sorbonne, en lien étroit avec le théâtre Monfort.
Cette manifestation est coordonnée par les étudiants du Master 2 Gestion des Arts et de la Culture de l’École des Arts de la Sorbonne. Elle bénéficie du soutien de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

 

PROGRAMME DES CONFÉRENCES

 

Lundi 4 février : Anthropocène et biologie, regards d’artistes sur les mutations génétiques
Intervenantes : Christiane Geoffroy et Deniz Dalkara

 

La théorie « Anthropocène », avancée par le météorologue et chimiste Paul Crutzen, désigne une nouvelle ère géologique qui aurait débuté à la fin du XVIIIe siècle avec la révolution industrielle et succéderait ainsi à l’ère Holocène. Partant de ce postulat, et du propos tenu par Christophe Bonneuil, selon qui « l'Anthropocène [est] une humanité abolissant la Terre comme altérité naturelle, pour l'investir entièrement et la transformer en une techno-nature, une Terre entièrement traversée par l'agir humain » (L'événement anthropocène : la terre, l’histoire et nous [Seuil ; 2013]), il s’est avéré nécessaire de focaliser cette table-ronde sur la biologie et plus particulièrement sur les mutations génétiques.

Les modifications et manipulations génétiques sont devenues, depuis quelques années, une préoccupation majeure chez les scientifiques et chercheurs, notamment dans les domaines de la médecine et de l’agro-alimentaire. Au-delà des modifications effectuées sur les hommes, certaines sont volontairement réalisées sur des animaux, des insectes, ou encore sur des végétaux, avec des effets de répercussion les uns sur les autres, complétant ainsi une boucle d'interconnexion entre la faune, la flore et l’environnement.

L’art peut-il servir de médiateur alternatif ? Peut-on utiliser la mutation génétique comme médium d’expression ? Qu'en est-il de la notion d'identité ? Est-on en train de redéfinir notre rapport à la nature ? Peut-on articuler une relation personnelle, poétique et scientifique à un tel objet sensible ?

 

Biographies

Christiane Geoffroy est à la fois artiste, écrivaine, et professeur à la HEAR (Haute École des Arts du Rhin, où elle coordonne, dans l’unité de recherche Faire Mondes, le séminaire Écologie des récits). Forte de plus de 30 ans d'expérience dans le milieu de la culture, son approche se trouve à mi-chemin entre science dure et poétique : elle travaille sur la transmission du vivant et les transmissions des savoirs. Grâce à la vidéo, la peinture, l'installation, elle propose un regard sur des problématiques diverses telles que l'éthique, la biologie, la génétique, les changements climatiques, le comportement animal. Ses œuvres, critiques, interrogent donc un certain rapport à la nature, à la flore comme à la faune, se mêlant à des récits autobiographiques, une vision personnelle. On compte parmi ses derniers travaux le moyen-métrage Climatic Species, présenté au Festival International de Cinéma de Marseille, sa participation au group show The Wind of Time au Lianzhou Foto Festival 2018, ou bien encore l’exposition Même la lune tangue au Musée des Beaux-Arts de Rennes en 2016.

Deniz Dalkara est généticienne, docteure en biologie cellulaire et en biologie moléculaire. Suite à sa thèse soutenue à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg en 2006, elle étudie le transfert de gènes dans les cellules mammifères en utilisant des nanoparticules et des vecteurs viraux. L’application de sa méthode innovante se fait dans le cadre thérapeutique afin de combattre le cancer du col de l’utérus. Son champ de recherche s’élargit par la suite aux biotechnologies, notamment à l’Institut Max Planck en Allemagne et à l’University of California, Berkeley aux États-Unis. Elle continue actuellement son travail à l’Institut de la Vision de Paris grâce à l’optogénétique, qui a pour finalité de prévenir la cécité.

 

Lundi 18 mars : D’une science à une culture du climat
Intervenants : Nathalie Blanc et Jean-François Simonin

 

Plus d’informations à venir.

 

Lundi 15 avril : Les différentes échelles impliquées dans la lutte pour le climat ?

 

Plus d’informations à venir.

 

Plus d'infos : m2gac.hypotheses.org

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