théâtre • création

Les vagues, les amours, c’est pareil

8 > 10 nov. 2018

Marie Vialle

D'après "C'est de l'eau", un discours de David Foster Wallace

« Considérer ces moments [du quotidien], non seulement comme pleins de sens mais aussi sacrés, animés de la même force qui a créé les étoiles, la compassion, l’amour, l’unité souterraine de toute chose. » Ces mots, que David Foster Wallace a prononcés devant un parterre d’étudiants fraîchement diplômés trois ans avant son suicide en 2008, ont convaincu Marie Vialle de construire sa propre tribune, de manière « autonome, libre et légère ». La comédienne et metteure en scène incarne ce texte à la suite de l’écrivain, à l’aune de son quotidien. Les vagues, les amours, c’est pareil est une affirmation de l’insondable beauté de la vie malgré les cadres asphyxiants qui tentent de l’ « organiser ». Percevoir de l’extraordinaire dans une file d’attente au supermarché ou coincé dans un embouteillage, sonder de la noblesse dans le banal, ne demande finalement qu’un peu d’adresse à décaler son point de vue, le décentrer, à capter les mouvements infimes de la pensée et des sensations. À travers l’adresse d’un « je », dans tous ses errements et ses doutes, « il s’agit d’oser s’exprimer, oser penser, gagner ce droit de haute lutte ». Et au-delà, d’affranchir toute forme de savoir et de poésie des cercles et des formats soi-disant dédiés à la réflexion.

 

PRESSE

" Marie Vialle est bien plus qu'une actrice : elle est une déesse grecque ou une chamane capable de nous envoûter tous. Mais sans faste et sans façon, sans se prendre au sérieux. " Emmanuelle Bouchez, Télérama

 

BIOGRAPHIE

Formée à l’Ensatt puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, Marie Vialle joue au théâtre (Philippe Adrien, Jean-Louis Benoît, Didier Bezace, Marie-Louise Bischofberger, Luc Bondy, Julie Brochen, Gilles Cohen, André Engel, Alain Françon, David Lescot, Jean-Louis Martinelli, Jacques Nichet, Jean-Michel Rabeux, Stuart Seide et Jean-François Sivadier), et au cinéma. Metteuse en scène, elle a monté trois textes de Pascal Quignard et une pièce d’Olivia Rosenthal

distribution

Mise en scène et interprétation : Marie Vialle
Texte : Marie Vialle, d'après C’est de l’eau un discours de David Foster Wallace
Scénographie, costume : Chantal de La Coste
Travail vocal : Dalila Khatir
Création lumière : Yves Godin
Création son : Nicolas Barillot
Collaboration artistique : Clémence Galliard, Dalila Khatir, Chantal de La Coste
Couturière : Géraldine Ingremeau

production

Production : le CENTQUATRE-PARIS
Coproduction : Sur le bout de la langue
Avec le soutien du Quai - CDN Angers Pays de la Loire, La Chartreuse CNES, Princeton University et le loKal.
Remerciements au Théâtre du Rond-Point, à Thierry Decroix.

© photo : Richard Schroeder

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