Le Monfort est ouvert cet été
dans le cadre de Paris quartier d'été
La Dame de chez Maxim
Feydeau | Jean-François Sivadier | théâtre
du 15 au 31 juillet
Baïbars, le Mamelouk qui devint Sultan
Marcel Bozonnet | théâtre
du 3 au 7 août
Bako Dagnon & O’Questrada
Dans les jardins du théâtre | concerts
le 27 juillet & le 03 août
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La Compagnie des Spectres
de et avec Zabou Breitman
d'après le roman de Lydie Salvayre
du 28 septembre au 31 octobre
Rosa la Rouge
Claire Diterzi
Marcial Di Fonzo Bo
du 02 au 06 novembre
En Somme !
Marion Lévy
Fabrice Melquiot
du 12 au 20 novembre
présenté par le Centre Culturel de Chine à Paris
Afin de satisfaire un public parisien de plus en plus amateur et connaisseur, le Centre culturel de Chine, en association avec le Théâtre Silvia Monfort a sélectionné en Chine sept troupes d’opéra traditionnel. Chaque soir de la semaine, un spectacle différent sera proposé.
Le travail de la voix, qui résonne curieusement placée à nos oreilles occidentales valut sans doute à ce genre théâtral l’attribution du nom « opéra » en français. Les pièces sont chantées, certes, mais la danse, l’acrobatie, le mime et les arts martiaux s’enchaînent et s’entremêlent au rythme des percussions et cordes de l’orchestre. Les couleurs chatoyantes des costumes, les gestes vifs et précis, les poses choisies, les maquillages savants en font un spectacle très visuel.
Divertissement populaire par excellence, l’opéra chinois traditionnel s’inscrit dans la continuité des représentations autrefois itinérantes, mettant en scène contes et épopées célèbres. Codifiés au fil du temps, les opéras traditionnels chinois constituent aujourd’hui un art dramatique à part entière très prisé.
Trois cents types d’opéras régionaux coexistent aujourd’hui en Chine.
L’opéra de Pékin (jingju, représentation le 16 novembre) est le plus connu, mais d’autres formes comme le kunqu (représentations les 20, 21 et 22 novembre) sont très appréciées. Plus locaux, les opéras Yu (17 nov) de Gan (18 novembre) et Lü (19 novembre) tiennent leur originalité des mélodies, costumes, instruments et dialectes utilisés.
La technique théâtrale et le répertoire restent communs à tous les opéras traditionnels chinois.
Opéra Jing de la province du Fujian
Le fils d’un général chinois, Yang Silang est passé à l’ennemi et a refait sa vie chez les Liao. Alors que bien des années plus tard, les hostilités reprennent entre Chinois et Liao, Silang fait tout pour passer les lignes et aller saluer sa mère. Ce faisant il rachète sa traîtrise.
Cette pièce est jouée de façon presque immuable depuis deux cents ans selon les codes de l’opéra de Pékin, elle suscite toujours autant d’émotion auprès du public chinois.
Opéra Yu de la province du Henan
Tiré d’un roman écrit sous la dynastie des Ming « Le pavillon du Vent frais », l’histoire est une autre illustration de la piété filiale. Un enfant abandonné recueilli par un couple pauvre et âgé ne montrera que peu de reconnaissance, l’âge et le succès venus, à ses parents adoptifs.
Opéra Gan de la province du Jiangxi
La jeune et jolie veuve Dou E, refusant les avances d’un mauvais homme, sera jugé pour un crime dont il l’accuse et qu’elle n’a pas commis et exécutée. Mais son honneur finira par être lavé et la vérité révélée.
Opéra Lü de la province du Shandong
Quand deux frères et leurs épouses s’associent pour faire subir le pire à leur vieux père, ils s’exposent à l’opprobre général et à la honte publique. Cette pièce tragi-comique promet tendresse et rebondissements entremêlés de réflexions sarcastiques.
Opéra Kun de la province du Zhejiang
Trahison et repentir, unions brisées ou réconciliations ? L’intrigue élaborée de cette version de kunqu, qui met en scène un vaillant Général dans le rôle principal, offre un spectacle impressionnant de figures acrobatiques.
Elles expliciteront les contenus codifiés de cet art théâtral : signification des maquillages, symbolique rattachée aux costumes, à la gestuelle, aux accessoires scéniques…
Opéra Kun de la province du Jiangsu
La vie n’est qu’un songe. Trois rêves au cours d’une vie entre veille et endormissement, réalité ou illusion. Trois contes évoquant trois désirs humains qui mènent à la ruine ou à l’éveil. La beauté poétique du récit, l’élégance du jeu empreinte d’insinuations discrètes sont mises en œuvre par des personnages féminins.
Opéra Kun de Hong Kong
A nouveau trois rêves. Les acteurs, venant de Hong Kong, ont étudié l’opéra italien, allemand ou français en Europe. Leur interprétation marquée d’influences occidentales, offre au public français l’occasion de se familiariser sous un autre angle avec le kunqu.