La Compagnie des Spectres
de et avec Zabou Breitman
d'après le roman de Lydie Salvayre
du 28 septembre au 31 octobre
Rosa la Rouge
Claire Diterzi
Marcial Di Fonzo Bo
du 02 au 06 novembre
En Somme !
Marion Lévy
Fabrice Melquiot
du 12 au 20 novembre
création | théâtre
de et avec Zabou Breitman
d’après le roman de Lydie Salvayre
en partenariat avec le Théâtre Vidy Lausanne
Deux femmes, la mère et la fille, vivent recluses dans un petit appartement. L'huissier de justice chargé de procéder à l’inventaire de leurs biens avant saisie, va devenir l'interlocuteur, bien malgré lui, de ces femmes hantées par les spectres de l'Histoire.
La mère vient colorer la noirceur du propos de son vocabulaire fantasque et grossier, atrocement drôle parfois, parlant du Maréchal Putain, prenant l'huissier pour Darnand qu'elle enjoint de déguerpir à coup de Raus, mais citant Épictète et Sénèque en toute simplicité.
La fille compose, affolée de la tournure des choses, en fait peut-être trop, comme elle le dit, pour éviter coûte que coûte la guerre.
Pendant ce gigantesque état des lieux, la fille raconte sa mère qui raconte sa propre mère, remontant deux générations jusqu'à ce drame familial sous l'Occupation, et le régime de Vichy, qui perdurera jusqu'à aujourd'hui, soixante-sept ans plus tard.
Pensez-vous que le malheur s'hérite, monsieur l'huissier? demande la fille.
presse
Zabou Breitman, c’est un caméléon, qui glisse d’un rôle à l’autre avec une facilité confondante. Fabienne Darge, Le Monde
La beauté de Zabou, c’est peut-être ça : elle se projette, elle admire, elle saisit ce qui tremble sous la ouate du désarroi. Elle « adore », c’est son verbe. C’est un élan assumé. Un enthousiasme angoissé. « Le pire que nous pourrions faire, c’est de trahir ces êtres que nous jouons. Nous serions indignes si nous n’étions pas à la hauteur ». Alexandre Demidoff, Le Temps, Suisse
biographies
Zabou Breitman, comédienne et metteur en scène, fille de l’acteur et scénariste Jean-Claude Deret et de Céline Léger, actrice et danseuse, garde de sa jeunesse des illuminations qui durent, des entailles qui travaillent l’âme et des fêlures qui l’attirent, « qui permettent de voir
l’intérieur des autres, c’est-à-dire de mieux nous voir nous ».
Lydie Salvayre est fille de réfugiés espagnols. Devenue psychiatre et écrivain, elle est impressionnante d’invention, d’humour et de démence. Virtuose de la langue, elle signe avec La Compagnie des Spectres un véritable succès littéraire. Plus qu’une méditation sur le passé, ce texte, d’une violence théâtrale inouïe, est une réflexion sur la folie et la liberté, sur la transmission de l’histoire.
regards extérieurs Jacques Descordes, Michel Vuillermoz | assistante à la mise en scène Marjolaine Aizpiri | décors Jean-Marc Stehle, assisté de Arielle Chanty | lumière André Diot | son Laury Chanty
production Théâtre Vidy-Lausanne