La Compagnie des Spectres
de et avec Zabou Breitman
d'après le roman de Lydie Salvayre
du 28 septembre au 31 octobre
Rosa la Rouge
Claire Diterzi
Marcial Di Fonzo Bo
du 02 au 06 novembre
En Somme !
Marion Lévy
Fabrice Melquiot
du 12 au 20 novembre
concerts | bal à la portugaise
En partenariat avec le Monfort et la Ville de La Courneuve
Pour peu qu’on trouve le juste tempo, on est parfois prophète en son pays. Issus des banlieues lisboètes, les cinq d’OqueStrada ont écumé sept années durant les bals et les cafés du bout de la péninsule, avec leur swing cosmopolite et plein de fraîcheur. Mené par la pétillante Marta Miranda, le groupe a inventé sa propre catégorie : le Tascabeat – le groove du café du coin –, un mélange très portugais de joie de vivre et de douce nostalgie, fusionnant l’entrain des chansons populaires avec le funk ou le ska, et un mélange inédit d’instruments – guitare portugaise, accordéon, bassine bricolée ou étonnante “chaise à percussion”… Tasca Beat, c’est aussi le nom de leur premier album sorti en 2009. Un opus mûri au fil des concerts, qui a promu OqueStrada au rang de trésor national.
Car c’est l’essence même du pays qu’OqueStrada a réussi à capturer, dans sa musique autant que dans sa démarche. Au début des années 2000, Marta Miranda rencontre Jean Marc Pablo. Née à Lisbonne, élevée dans l’Algarve et l’Alentejo, passionnée de sciences humaines, elle est actrice, joue dans les salles, dans les rues, et chante dans les maisons de fado cachées et dans les tavernes capverdiennes. Pablo est né en banlieue parisienne. Il a étudié le design, appris le métier de charpentier, travaillé pour le ciné et le théâtre avant de partir pour le Portugal, sans se charger de sa contrebasse. Qu’à cela ne tienne, il se confectionnera une “contrebassine” avec des moyens de fortune… Miranda et Pablo imaginent un groupe qu’ils veulent “profondément populaire”, un orchestre de poche, comme son nom l’indique qui contracte les mots “orquestra” et “estrada”. Leur port d’attache, c’est un vieux cinéma d’Almada, une petite ville de banlieue qui regarde Lisbonne de l’autre côté du Tage. Ils sont rejoints par Zeto Feijão, guitariste dans des groupes de rock, violoniste, et jardinier à ses heures, et par João Lima, architecte et virtuose de la douze cordes, qui travaille à la création d’une “guitare portugaise électrique”. Un collectif hétéroclite et foisonnant, qui revendique “un clin d’oeil vers le fado, un son à l’écoute d’un pays oublié, qui chante le glamour prolétaire des rues de Lisbonne et de ses banlieues”. Leur parcours, ils le décident loin des studios et des modes, creusant lentement leur sillon, de village en village, de villes en banlieues, de bals en fêtes, de cafés en festivals. À chaque fois, l’énergie d’OqueStrada emporte le public, avec un mélange de tango, de musette, de funaná du Cap-Vert et de hip-hop, en anglais, en créole, en espagnol… On aime aussi
leurs synthés sauvés de la benne à ordure, et leur façon d’alterner nostalgie et exubérance. Les salles affichent complet, les enregistrements pirates circulent et se multiplient dans tout le pays, la demande ne cesse d’augmenter… Mais saudade et plaisir de l’instant, Oquestrada ne se presse pas… En guise d’explication, leur premier album tant attendu s’appelle Tasca Beat : O Sonho Português (“Le rêve portugais”). Bienvenue au pays où les rêves prennent leur temps !
chant Marta Miranda | basse, contrebassine Jean-Marc Pablo | guitare, voix, clavier Zeto Feijão | trompette Sandro Manuel | accordéon, clavier Marina Henriques | guitare portugaise, percussions, clavier João Lima | www.oquestrada.com
Réservation
à partir du lundi 15 juin, sur le site www.quartierdete.com
& à partir du 1er juillet, à la billetterie du festival Place Colette, Paris (1er) – Métro Palais Royal