La Compagnie des Spectres
de et avec Zabou Breitman
d'après le roman de Lydie Salvayre
du 28 septembre au 31 octobre
Rosa la Rouge
Claire Diterzi
Marcial Di Fonzo Bo
du 02 au 06 novembre
En Somme !
Marion Lévy
Fabrice Melquiot
du 12 au 20 novembre
thématique
En réaction au climat d’inquiétude/d’angoisse qui s’est formé autours des maladies mentales, le Monfort propose des regards différents pour nous/vous donner l’opportunité de mieux les comprendre ou, tout du moins, d’en parler, avec une série de spectacles originaux : ou quand les spectacles s’opposent à l’exclusion.
Les maladies mentales nous aliènent, et que notre discours ordinaire n’entre au lieu de la pensée des « fous », nous échappe(nt).
Il s’agirait alors d’embrasser, d’accueillir, ce que nous ne rattraperons pas ; de créer, grâce au film, au théâtre, à la « parole », du lien social avec ceux que les réponses sociales, comme la psychiatrie, peuvent parfois enfermer et exclure. Une autre manière de libérer les fous, comme « nous » les nommons ! Les libérer, c’est-à-dire, les ramener à la parole, dans la parole, donc parmi nous.
Il s’agirait d’accepter plus que de comprendre. A savoir que ces vies « extra-ordinaires » et étrangères nous sont chères ; que ces personnes existent pleinement, dans un rapport au monde irréductible et sans doute éclairant pour le territoire vaste et confus de la normalité.
dossier de presse sur la thématique Folie & Identités
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/chemins/archives.php
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pièce de François Bégaudeau
Lecture avec François Bégaudeau, Mélanie Mary et la participation de Xavier Tresvaux
Un « workshop » sur l’amour qui parle de l’illusion théâtrale comme de l’illusion amoureuse : jamais on ne saura si les protagonistes jouent à l’amour comme des acteurs, ou vivent l’amour comme des amants. En amour, comme au théâtre, l’important c’est le degré du « croire ensemble », du « présent ensemble ».
Un Deux Un Deux prend l’amour en marche, au mitant de son processus. Au moment où il est encore work in progress.
L’auteur a créé une langue qui agit comme une caméra. On est dans le show intégral.
thématique sur l’identité
filmée par Sandrine Bonnaire
Elle s’appelle Sabine, un documentaire de Sandrine Bonnaire sur sa soeur autiste « broyée par un système de prise en charge défaillant », un film pour regarder une de celles dont la société a détourné le regard et qui, malgré l’autisme, porte un nom : elle s’appelle toujours-désormais Sabine.
La tristesse, la nostalgie, la colère sont toutes inféodées à un impératif supérieur : faire un film d’amour pour sa petite soeur. Les Cahiers du cinéma
thématique sur l’identité
de Raymond Depardon & Sophie Ristelhueber
En 1977, Raymond Depardon avait réalisé un reportage photographique dans un hôpital psychiatrique situé dans l’île de San Clemente au large de la place Saint-Marc. Peu de temps après, une nouvelle loi est votée qui vise à transformer l’institution psychiatrique italienne. L’hôpital traditionnel est menacé et l’on envisage, début 80, de fermer « San Clemente ». Accompagné de Sophie Ristelhueber (qui assurera la prise de son), Raymond Depardon y revient en février pour rendre compte, par le cinéma cette fois, d’une période de transition où rien, véritablement, n’est changé quant au fond du problème.
Ce film nous offre de grands moments de vérité humaine, plus éloquents que tous les discours.
A l'issue de la projection, Gilles Roland-Manuel, psychiatre, fondateur et président de l'association Futur Composé, interviendra autour de San Clemente
Folie & Identités
Jean-Pierre Winter, psychanalyste
Noëlle Châtelet, romancière et essayiste
Yann Ciret, critique, essayiste
Une table ronde ouverte à tous les publics vous est proposée autour de la thématique. Elles vous permettra de rencontrer des intervenants de différents horizons pour échanger autour des spectacles que nous vous proposons.
thématique sur l’identité
GdRA
conception & interprétation le GdRA / Christophe Rulhes, Julien Cassier, Sébastien Barrier | texte & musique Christophe Rulhes | mouvement & scénographie Julien Cassier | jeux d’acteur Sébastien Barrier | collaborations artistiques Jean-Michel Guy & Mathurin Bolze | images Christophe Modica, Amic Bedel, Edmond Carrère | montage Christophe Modica | images animées Benoît Bonnemaison-Fitte | costumes Céline Sathal | lumières Adèle Grepinet | régie & création son Pedro Theuriet | régie lumières & direction technique David Löchen | construction Pierre Pailhès & Sébastien Barrier
Cette création est née de la rencontre entre Christophe Rulhes, auteur et musicien, Julien Cassier, circassien et danseur et Sébastien Barrier, comédien et bonimenteur. Après des parcours très différents, universitaires, artistiques, nomades, le regard pragmatique qu’ils portent sur l’autre les réunit. Ils fondent le GdRA, Groupe de Recherche Artistique, pour tenter d’éprouver et de restituer, en mouvement, en
musique et en verbe, des « terrains » de vie, à la façon des ethnologues.
Trois comédiens, trois pratiques (théâtre, musique, acrobatie), trois histoires forment la trame et le tissage d’un récit : celle de singularités placées au bord du tissu social, en équilibre précaire.
La singularité qui fait pourtant exception est ordinaire en ce que les personnages de ces histoires sont des êtres que l’on peut rencontrer au coin d’une rue.
Elle représente une proximité étrangement lointaine quand il s’agit pour nous de l’approcher… d’approcher notre regard.
Aux images, aux témoignages, répondent la musique, les chansons, le récit, le geste virtuose de l’acrobate, comme autant de facettes de personnalités attachantes. Elles se révèlent à la fois très diverses et unies par un lien commun. L’affirmation d’une différence qui traduit une force, un amour de la vie et de la liberté. Chantal Gibert, Sud Ouest
production le GdRA (www.le-gdra.blogspot.com) | coproductions Agora scène conventionnée de Boulazac, Le Channel scène nationale de Calais, Parc de la Villette à Paris, Le Carré des Jalles à Saint-Médard-en-Jalles, Culture Commune scène nationale du bassin minier du Pas-de-Calais | avec le soutien de la DRAC Midi-Pyrénées, Conseil Régional Midi-Pyrénées, Conseil Général de la Haute-Garonne, Jeunes Talents Cirque
thématique sur l’identité
Artiste franco-canadienne, formée à la danse classique puis à la contorsion, Angela Laurier a travaillé avec le Cirque du Soleil, le Cirque Gosh, Robert Lepage et François Verret, avant de créer ses propres spectacles.
«C’est ma condition, de quarantaine, l’obsession pressante d’une famille et la peur d’enfanter, de transmettre ma violence retournée. Mon métier de contorsionniste est mon exutoire aliénant.
Ma famille, je la porte en moi, c’est d’abord mon père et mon frère que je filme pour reprendre un rapport et rester objective que j’ai traduit pour Déversoir.
Pour J’aimerais pouvoir rire c’est de ma soeur dont il est question.
A travers eux, pour la contorsion et ses simulacres d’animalité, je questionne notre mal être, cette violence instinctuelle et aliénante transmise et mon impuissance à me définir. La répétition d’exercices qui me cassent et les sons du corps qui s’en échappent sont
liés aux discours du père, de mon frère et de ma soeur, formant une même enveloppe rythmique. Ces projets sont une tentative de démystification de la folie.»
Angela laurier
Du féroce à la grâce, de l’intime à l’exorcisme, de la performance à la délivrance, Angela Laurier tord l’espace autant que son corps, comme s’il fallait user, répéter, user encore, répéter toujours avant que ne surgisse par-dessus le poids des choses la minuscule part de l’être. Daniel Conrod, Télérama
auteur & contorsionnniste Angela Laurier | avec la participation de Dominique Laurier | musicien vidéaste Manuel Pasdelou | scénographie
Florent Pasdelou | création robe camisole Goury | création costume Myriam Remoissennet | régisseur lumières Richard Croisé | collaborateurs artistiques & oeil extérieur Julien Laurier et Gen Shimaoka
production Compagnie Angela Laurier (www.cie-angelalaurier.com) | coproductions Les Subsistances à Lyon, La Verrerie d’Alès / pôle cirque Languedoc-Roussillon, Festival Court Toujours Scène nationale de Poitiers, La Brèche / Centre Régional des Arts du Cirque de Basse-Normandie, Le Parc de la Villette à Paris, L’agora / scène conventionnée à Boulazac | avec le soutien du Conseil Régional de Basse-Normandie, Espace périphérique de la Villette à Paris, Fondation Beaumarchais SACD, Centre National du Théâtre
Création 2010
auteur & interprète Angela Laurier | avec la participation de Dominique Laurier | mise en scène Lucie Laurier | son, vidéo & musique Manuel Pasdelou | scénographie, construction, création et régie lumière Richard Croisé | régie générale, musicien, plateau Julien Lefeuvre | musicien, plateau Xavier Besson | scénographie, construction, costumes, accessoires Christèle Lefebvre | régie plateau Marion Piry
production Compagnie Angela Laurier (www.cie-angelalaurier.com) | coproductions Théâtre National de Chaillot (Paris), La Verrerie d’Alès en Cévennes Pôle Cirque Région Languedoc-Roussillon, Les Nouvelles Subsistances, Lyon, La Brèche, centre des arts du cirque de Basse-Normandie, Cherbourg, Le Trident, Scène Nationale de Cherbourg-OctevilleLa Brèche (Cherbourg) | avec le soutien de la DMDTS/Ministère de la Culture, DRAC Basse-Normandie, Conseil Régional de Basse-Normandie, Conseil Général de la Manche, Centre National du Théâtre, aide à la création dramaturgies plurielles.
Infos/www.cie-angelalaurier.com
Pièce de 30’ en duo (aérien, musique)
Mélissa Von Vépy conceptrice, interprète
Stephan Oliva compositeur, pianiste
Angélique Willkie dramaturge
Ce projet de création nous permet à tous trois, aux parcours d’auteurs et interprètes dans des domaines différents, de risquer la confrontation de nos expériences, de nos « nourritures » et de nos jaillissements du moment.
Pour matière première de ce nouveau chantier collectif de rêveries visuelles et sonores : un miroir.
Cet objet induit d’emblée une cohorte de références cinématographiques, d’histoires, contes et mythologies, tout en provoquant les questions redoutables du face à face avec soi-même. La situation banale de se trouver devant le miroir, est une mise en abîme qui pousse à ses limites notre appréhension du réel.
Se regarder droit dans les yeux, cela renseigne sur quelle intégrité ?
A-t-on les traits de ce qui se trame derrière ?
On peut toujours essayer de sauver les apparences, objectivement : notre reflet ment !
Nous allons chercher un mode dramaturgique et musical, qui -d’avantage qu’un fonctionnement en interaction entre son et évolution chorégraphique- serait celui d’une source commune.
La musique nous donnerait l’impression de lire la pensée de la protagoniste, de ressentir ses émotions les plus secrètes et de vivre en profondeur ses troubles psychologiques. Nous aimerions un son d’intériorité, intimement lié au déroulement de la pièce, créant de la matière subjective, laissant de la place aux vides, aux échappées fantasmagoriques, et permettant au spectateur d’être traversé par ses propres expériences / références.
Mélissa Von Vépy et Stéphan Oliva
Créé en juillet 2009, dans le cadre de Sujets à Vif. Coproduction SACD - Festival d’Avignon
Production Cie Moglice - Von Verx
Remerciements à Raphaëlle Von Vépy, Paul Despioch, Isabelle Périllat, ainsi qu’aux lieux Bruxellois pour leur accueil : l’Ecole Supérieure des Arts du Cirque, le Théâtre de La Roseraie, le Centre Culturel de Woluwe-Saint-Pierre.
La Cie Moglice - Von Verx est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication, D.R.A.C. Languedoc-Roussillon et par le Conseil Général de l’Hérault. Elle est en compagnonnage avec la Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau depuis 2004.